CANTO NUDO
GESTES CHANTS OBJETS
Une grande fabrique collective, performances :
polyphonies, gestes et objets du quotidiens…
Un vaste assemblage de performances, de courts tableaux chantés.
Canto Nudo » désigne une petite bande amie, qui danse et chante
entre l’Italie, la Catalogne, la Corse, la Croatie, la France et encore l’Allemagne…
En s’inspirant de gestes et mélodies populaires.
Le « populaire » ici, c’est ce qui vient nous décentrer, remuer en nous toute idée trop figée de la beauté,
de la vérité, de la culture, du présent ou de la tradition…
Une forme ouverte, où musique déplumée,
masques et mouvements simples et rêveurs se trouvent réinventés chaque jour
selon les lieux, et selon qui, de la bande, est présent.e.
En solo, en duo, et jusqu’à beaucoup plus,
des chants, des objets sonores,
des images dansées s’offrent sans ornement
et sans amplification, à la hauteur du quotidien.
L’Axoso accueille Claudia Gianotta et Sara Doumerc du 09 au 16 février 2026.


Sara Doumerc
Danseuse et rythmeuse sur quincailles et casseroles. Sur son sillon, elle côtoie l’improvisation en danse avec Christine Quoiraud, Martha Rodezno, Alfred Spirli, Patricia Kuypers, Lotus Edde Khouri, Anna Gaïotti. Sa rencontre avec la chorégraphe Soledad Zarka autour du travail du geste sonore aboutira au duo Les Quincaillères, un champ de rouille clinquante, en tournée et mutationdepuis 2019. Elle engage son travail de performance, ses gestes, son corps dans une relation étroite avec la musique et la sonorité du monde, les rythmes, la pulsation, le silence, l’ici et maintenant. Mais aussi ce qui s’entend au-delà de ce qui se dit. En quête de se laisser traverser par ce qui nous meut, ce qui pousse, ce qui retient, ce qui relie. Elle est aussi psychologue clinicienne de profession et paysanne en Limousin au quotidien.
Claudia Giannotta aka Lamush, est née à Lecce (IT) en 1992.
Genre ambient.
Elle rêve de musique depuis petite, étudie le violon pendant l’enfance et déjà adolescente commence à chanter se rapprochant des chants de tradition orale, en s’accompagnant au tambour sur cadre typique du Salento, le « tamburrieddhu ».
Elle découvre ainsi le milieu de la world music, faisant recherche active sur la culture musicale du Salento et de la Méditerranée, partant de son lieu d’origine.
C’est le début de sa recherche, toujours d’actualité, sur la trance collective à travers le rituel de la musique.
Elle participe activement à la scène underground contemporaine du sud d’Italie, mêlant le langage rap et l’électronique noise à son background world.
À partir de 2018 elle apparaît comme songwriter de la scène underground-alternative italienne en se rapprochant à la new wave et contaminant son imaginaire avec les transistor et l’électro.
Très jeune elle performe live depuis des contextes très populaires comme les fêtes traditionnelles par les provinces d’Italie, jusqu’aux scènes plus importantes dans des festivals d’envergure en partageant la scène avec des projets internationaux comme notamment Willie Peyote, La Municipal, Canzoniere Grecanico Salentino, Sud Sound System, Oumar Konè, La Banda Bardò, Officina Zoè, Aziza Brahim, Mariem Hassan, Marco Poeta, Tutti Fenomeni, Lauryyn, Mundial, Sainkho Namtchylak, etc.
Le rituel demeure le mantra de sa recherche musicale.
Canto Nudo désigne un collectif d’artistes protéiformes et nomades, dont les membres vivent, sont né.e.s, voyagent entre Sardaigne, Piémont, Catalogne, Corse, Croatie, France ou encore Allemagne… ayant en commun une grande amitié pour La Remise d’Estagel, et une pratique extensive des arts performatifs (musique improvisée, danse, théâtre) d’obédience expérimentale, également de questionner le répertoire populaire de transmission orale dans le monde contemporain. C’est à Maria-Rita Piga que l’on doit l’invention du terme Canto Nudo, littéralement chant nu.
C’est un étrange constat qui inaugure le Canto Nudo, un paradoxe culturel : aujourd’hui, un douloureux sentiment de déracinement et de manque semble constituer le phénomène contemporain le plus proche d’une tradition collective et universelle… Mais ce manque pourrait-il être une force?
Plutôt que d’approcher notre sentiment de déracinement comme un manque à combler, nous choisissons de le reconnaître comme une richesse à mobiliser. Suivant ce célèbre aphorisme de René Char repris plus tard par Hannah Harendt : « Notre héritage n’est précédé d’aucun testament », nous tirons avantage de notre liberté orpheline, en cherchant collectivement quels pourraient être les chants, les danses, les langues de transmissions orales et populaires spécifiques à notre peuple de sans-racines, de sans-folklores, d’orphelins de traditions enfantés aussi bien par le crépuscule des habitus populaires que par les hurlements bruitistes, par les places publiques des villages comme par le fourmillement des flux numériques…
Le populaire désigne pour nous ce qui vient nous jeter auprès des autres, nous décentrer, nourrir et remuer en nous toute idée trop figée de beauté, de vérité, de culture, de présent ou de tradition…
Tandis qu’une vague d’obscurantisme déferle sur l’Europe, qu’accompagne l’idée illusoire et naïve d’une essence pure de la nation, tandis que se diffusent la haine de la complexité, la crainte de l’imprévisible, le mépris du tâtonnement, l’entre-soi et l’auto-confinement des opinions… nous voulons au contraire défendre la fragilité comme un support de création actif et opérant, un fondement qui pourrait constituer le rapport le plus riche que nous entretenons avec nos héritages culturels. Car les cultures que nous avons en partage ne sont jamais univoques, leurs héritages sont toujours fragiles, il nous faut les questionner sans cesse et cela n’est pas une faiblesse, c’est au contraire l’étoffe de toute rationalité, la source de toute gouvernance collective et égalitaire.
Claudia Giannotta aka Lamush, est née à Lecce (IT) en 1992.
Genre ambient.
Elle rêve de musique depuis petite, étudie le violon pendant l’enfance et déjà adolescente commence à chanter se rapprochant des chants de tradition orale, en s’accompagnant au tambour sur cadre typique du Salento, le « tamburrieddhu ».
Elle découvre ainsi le milieu de la world music, faisant recherche active sur la culture musicale du Salento et de la Méditerranée, partant de son lieu d’origine.
C’est le début de sa recherche, toujours d’actualité, sur la trance collective à travers le rituel de la musique.
Elle participe activement à la scène underground contemporaine du sud d’Italie, mêlant le langage rap et l’électronique noise à son background world.
À partir de 2018 elle apparaît comme songwriter de la scène underground-alternative italienne en se rapprochant à la new wave et contaminant son imaginaire avec les transistor et l’électro.
Très jeune elle performe live depuis des contextes très populaires comme les fêtes traditionnelles par les provinces d’Italie, jusqu’aux scènes plus importantes dans des festivals d’envergure en partageant la scène avec des projets internationaux comme notamment Willie Peyote, La Municipal, Canzoniere Grecanico Salentino, Sud Sound System, Oumar Konè, La Banda Bardò, Officina Zoè, Aziza Brahim, Mariem Hassan, Marco Poeta, Tutti Fenomeni, Lauryyn, Mundial, Sainkho Namtchylak, etc.
Le rituel demeure le mantra de sa recherche musicale.
