Arthur Chambry est le premier artiste à avoir bénéficié de la résidence de création et de recherche sonore de l’Axoso.
Pendant ses 3 semaines d’occupation des espaces de l’aquarium (atelier/studio), Arthur Chambry a pu développer un objet sonore : un ensemble percussif, vents et cordes et entièrement acoustique.
Comme un gros coup de klaxon qui dit « Hého ! tu m’as pas vu ou quoi !?» , au début, c’est
simplement vouloir se faire entendre.
Alors,
il faut trouver une voix, des voix qui portent, apprendre à frapper des peaux, et à souffler
longtemps dans des os creux ; en gros, faire vibrer des systèmes, donner des grands coups qui
résonnent loin et faire du bouche à bouche pour se maintenir en vie.
Abandonner l’électricité, récupérer des systèmes en conséquence, en penser des nouveaux,
leur conférer a eux aussi des voix, des chants, des cris ou des cliquetis.
Puis leur donner une place, une vie ensemble reposant sur un même monde.
Le monde comme une grosse caisse de résonance.
On pose dessus les systèmes en équilibre, et on s’agite pour les faire entendre. La frénésie du
corps dans une simultanéité de gestes fait ouvrir et fermer chaque mâchoire, ça claque des
dents en rythmes opposés. On se sent bien dans le souffle perpétuel et la maîtrise des temps,
c’est tout.
La transe commence, et vous y êtes bienvenu.e.s.
À la fin, mettre ce monde dans une valise, inviter qui veut dedans, et amener tout ça sur
d’autres planètes.
